Retour à la maison, au double sens du terme!
D'abord sur ce blog, déserté depuis plusieurs mois, pour un exercice inédit pour moi, un live blogging depuis une université d'été. Après tout, puisque je suis décidé à prendre des notes, pourquoi ne pas les partager en direct avec qui le voudra.
Et puis c'est aussi un peu un retour à la maison au sens politique du terme, mon premier véritable engagement politique (et le seul en fait à bien y réfléchir) ayant débuté il y a presque 8 ans jour pour jour lors de l'université d'été du Mouvement des Citoyens à l'époque, à Marseille l'été 2001... Quelques mois avant de se lancer dans l'aventure d'une campagne présidentielle puis législatives sous la bannière du Pôle Républicain.
Rendez-vous donc au fil de cette journée pour une actualisation de ce billet au fil des débats.
Thème des deux jours: Face à la crise, désuétude du modèle social-démocrate, actualité du modèle républicain.
10h00 - ouverture des débats, avec une demie-heure de retard, par Thierry Cotelle, maire-adjoint de Toulouse et secrétaire national du MRC. Entre 150 et 200 personnes dans la salle.
Au tour de Pierre Cohen, député-maire PS de Toulouse, avec une petite pique pour le congrès de Reims du PS en introduction. Evocation nostalgique des années CERES, temps de la construction d'un projet politique... Deuxième pique en creux envers le PS aujourd'hui? Discours de la méthode sur le travail unitaire effectué à Toulouse autour des forces de gauche pour conquérir la mairie.
Jean-Luc Laurent, secrétaire national, prend la suite et rappelle le primat de la pensée sur les calculs au MRC. Remerciements d'usage à l'organisation. La figure de Jaurès, dont on vient de fêter le 150ème anniversaire de la naissance, plane sur les débats. La salle s'est bien remplie, on va certainement atteindre les 200 personnes.
Verbatim : "la main invisible n'est qu'une théorie de charlatans pour servir les puissances de l'argent" - "je vous invite à conjuguer le libéralisme au passé" - "la réprimande des traders est une valeur refuge" - "la gauche souffre d'une maladie chronique, le déficit de pensée" - "oui conditionnel au principe des primaires... les primaires doivent conduire à désigner le candidat de la gauche (ndlr et non des seuls socialistes) à l'issue d'un large débat sur le projet"
Discours politique essentiellement centré sur la crise, faillite du modèle libéral, et sur la faible portée des réponses gouvernementales. Est-ce enfin la fin de la parenthèse désenchantée ouverte en 1983, et tant dénoncée depuis par Chevènement? La réponse, la perspective républicaine... Certes mais encore! Plutôt que l'actualité du modèle républicain, la question me semble être l'actualisation des valeurs républicaines au monde nouveau qui émerge de la crise actuelle.
Patrick Quinqueton, secrétaire national, cloture cette session d'ouverture et introduit les trois tables rondes de la journée, qui visent à donner des réponses aux trois crises actuelles: la crise économique, la crise sociale, la crise des valeurs. Les modèles sociaux-libéraux et sociaux-démocrates appartiennent désormais au passé, de par la domination de la finance au niveau mondial.

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