Introduction de Marie-Françoise Bechtel avec un questionnement sur les valeurs dont on parle. Libéralisme et progressisme, scindé en deux sous-famille, progressisme des droits de l'homme et progressisme républicain.
Intervention de Jean-Yves Autexier
Constat de l'inflation du mot citoyen, la citoyenneté est ravalé à une forme de savoir-vivre, de politesse. Elle passe d'un nom à un adjectif. Or, politiquement, le citoyen est un souverain. Et en particulier le citoyen fait la loi et n'obéit qu'à elle, car il la fait. C'est encore révolutionnaire aujourd'hui car le citoyen ne veut pas obéir à la oi du marché qu'on lui impose mais à celle qu'il choisit dans un cadre politique.
Autre question, comment passer d'un égoïsme privé à un intérêt général? Pour ce faire, il faut la médiation d'une société politique démocratique, que l'on appelle la nation. Et il n'y a pas de citoyen libre et souverain sans une nation libre et souveraine. C'est toute la question actuelle de la construction européenne.
Dénonciation de l'idéologie de la primauté des contrats sur la loi.
Montesquieu: "Malheureux, ceux qui voudraient être citoyens sans cité". Tiens il faut que je la garde celle-là pour tous les thurifaires du citoyen du monde...
Intervention de Julien Landfried
Double décomposition: des valeurs républicaines et des valeurs issues de la pensée libérale, soumises à une double pression, celle du marché et celle de l'idéologie droits-de-l'hommiste, c'est à dire en une formule, du libéral-libertaire.
La gauche différentialiste a gagné le combat idéologique face à la gauche progressiste républicaine.
On peut imaginer (espérer?) que la crise actuelle fasse bouger les lignes, y compris dans les classes dirigeantes ou dans les futures élites. on peut aujourd'hui sortir d'HEC sans pour autant être un aficionado du libéralisme, ce qui est relativement nouveau.
Dans le cas français, l'universalisme républicain reste d'actualité.
Intervention de Paul Thibaud
On se trouve plutôt dans une situation de confusion des valeurs plus que de crise des valeurs. Nous sommes dans une période de flottement, d'indécision.
Réflexion sur l'individu et l'individualisme, notion qui couvre au moins deux tendances, l'individualisme du droit et celui du marché.
Individualisme du droit. Confusion entre les droits fondamentaux, par exemple la liberté absolue de conscience, et les droits sociaux, qui ne sont pas de même nature. Société plaignante d'individus réclamant la pleine réalisation de tous leurs droits (victimisme et communautarisme du grief).
Aujourd'hui, une association se constitue pour réclamer des droits nouveaux, ou pour exiger de l'Etat qu'il fasse respecter des droits.
Les libéraux ont gagné la bataille idéologique car ils se sont octroyés les valeurs de l'universalisme et de l'humanité.
Quelle vision historique pour l'Humanité? Certainement la fraternité.

Commentaires
REVIENS ! :-)
Et un tag en passant (si ça peut te faire revenir)...
Où? Au MRC ou sur mon blog ;-)
Pour le second, j'aimerais bien mais je ne trouve décidément pas le temps d'écrire ce que je voudrais. Ce n'est pourtant pas les sujets qui manquent. Mais merci pour les encouragements.
Je parlais de ton blog... Va falloir écrire à nouveau, d'ailleurs je t'ai harponné pour une chaîne : http://polluxe.wordpress.com/2009/1...
:-)